De la Franc-Maçonnerie

Publié le par HORUS

 

L'argument fallacieux selon lequel la franc-maçonnerie serait un rassemblement de personnes désireures d'échanger des points de vue pour améliorer le lien social permet surtout de ne pas faire la lumière (!) par rapport aux véritables buts de ces groupuscules.
Ceux-là ne sont que des antichambres de la cooptation d'individus qui se sentent au-dessus de la masse. Flattées de partager un secret, un projet machiavélique, ces personnes se sentent investies d'une certaine mission : se jouer de la duperie collective.

Vous n'y verrez pas votre boulanger du coin ou votre voisine de pallier. Non. S'y réunissent notables et toutes personnes ayant de l'influence (grands commerçants, magistrats, politiques, journalistes, universitaires, toubibs, policiers hauts gradés...).

Remarquez que, à travers les images de ce reportage, on peut voir incrusté au plafond le symbole de la pyramide et de l'oeil d'Horus. L'oeil au sommet qui voit tout et se joue de la masse, elle-même représentée par la base du triangle.
 
 
Ci-après, un article de presse laissé par un membre de dailymotion nommé whatifeel. Qu'il en soit remercié.
 
 
Le Libre Journal de la France Courtoise - n° 298 du 9 juillet 2003 - pp. 4 à 6

Chirac falsifie l’Histoire des francs-maçons. Pourquoi ?
C’est littéralement en procession que les plus hauts personnages du gouvernement se sont
prosternés au long de la dernière semaine de juin devant les dix "Grands Mamamouchis" des
obédiences maçonniques à l’occasion du prétendu 275e anniversaire de la fondation de la
première loge en France.

Le 23 juin, Chirac leur servait à l’Elysée un écoeurant brouet de flatteries et de mensonges.
Le Libre Journal en a publié le texte intégral la décade dernière et nous y reviendrons en détail
dans de prochaines éditions. Bornons-nous, pour l’instant, à l’un des propos les plus grossièrement
controuvés : « Les heures noires de l’Occupation et de la collaboration l’ont douloureusement
marquée [la franc-maçonnerie]. Dès août 1940, une législation antimaçonnique était promulguée.
Les obédiences étaient dissoutes, leurs locaux occupés, leurs temples dévastés,
leurs archives détruites, leurs collections pillées. Les francs-maçons ont été dénoncés,
leurs noms livrés à l’occupant nazi. Beaucoup d’entre eux furent déportés et trouvèrent
la mort dans les camps. »

Le lendemain, à Matignon, Raffarin reprenait le même mensonge et évoquait « le souvenir
des 3 000 franc-maçons engagés dans la Résistance et du millier de frères victimes de la déportation ».

Puis, Place Beauvau, Sarkozy lâchait la première incontestable vérité de ce voyage en terre
conquise : « La franc-maçonnerie est chez elle au ministère de l’intérieur ! » Quant on sait
que pratiquement neuf gradés de la police sur dix sont affiliés à une loge, on comprend

ce que Zébulon voulait dire...

Enfin, le 26 juin, avant le geste de Perben, garde des Sceaux, c’est Villepin, ministre des affaires étrangères, qui
leur ouvrait les salons du Quai d’Orsay, entonnant à son tour la complainte des heures sombres
: « La franc-maçonnerie a porté sa part du fardeau dans la lutte contre les totalitarismes :
interdite en 1941 sous Vichy, victime des déportations ».

Tout cela est faux, bien entendu.

Aucun franc-maçon n’a été déporté en raison de sa seule appartenance. Ceux qui ont résisté
ne l’ont pas fait sur ordre de leur loge. Pas plus que les "profanes" ne l’ont fait à
l’instigation de leur club bouliste ou de leur cercle de bridge. Les uns et les autres
ont agi par patriotisme et l’appartenance maçonnique n’y a eu aucune part.

Raffarin, Sarkozy et Villepin répètent, à la queue-leu-leu
Quant aux arrestations et aux déportations, si elles ont visé des affidés c’est que,
par ailleurs, outre leurs activités occultes et leur appartenance à des associations
interdites par la loi, ils étaient suspectés ou convaincus de délits et de crimes de
droit commun (marché noir compris) ou d’activités de résistance que le pouvoir en place
appelait alors du terrorisme.

La répétition de ce flagrant mensonge à trois reprises, trois jours de suite par le chef
de l’Etat, puis par son premier ministre et, enfin, par son ministre des affaires étrangères,
ne peut pas relever d’une simple méconnaissance de l’histoire de l’Etat Français.

Elle obéit au même calcul qui fut celui de Chirac lorsque, visitant le Mémorial de l’Holocauste
à New York, il fit cyniquement ajouter aux explications données par les guides un mensonge
ridicule selon lequel l’Etat Français aurait imposé le port de l’étoile jaune aux juifs en
zone non-occupée.

C’est si contraire à la vérité historique que même les plus partiaux des historiens
le reconnaissent. Ainsi lit-on sur le site communautaire "Mémoire juive et éducation"
les lignes suivantes :

« Dans un rapport du 12 février 1943, Knochen évoque l’opposition de Pétain et du
gouvernement de Vichy à l’introduction de l’étoile jaune en France (non occupée)...
Laval promet dès août 1942 la dénaturalisation des juifs français naturalisés après 1933,
puis après le 1er janvier 1932, puis après le 10 août 1927, mais la pression de l’opinion
(rapports des préfets et attitude de certains évêques) fait que la loi est retardée.
Un projet est élaboré en avril 1943, mais c’est seulement en juin 1943 que la loi est signée. En juillet, Laval décide de stopper la promulgation de cette loi. »

Chirac ne pouvait ignorer qu’il mentait mais il comptait que personne n’oserait le contredire et qu’il obligeait ainsi encore un peu plus les boutiquiers de la mémoire.

Devant les frères la Gratouille, Chirac, Raffarin et Villepin ont également proféré un mensonge conscient, volontaire et intéressé. Et qui vise un but précis. Lequel ?

Tout simplement assimiler le sort des francs-maçons en France occupée à celui des juifs pendant les Heures-les-plus-sombres.

Et ce dans une double intention :

- D’abord étayer la prétention des obédiences à criminaliser toute réticence à l’endroit de la secte maçonnique au même titre que de la secte talmudique. Une telle extension de la loi Gayssot aurait l’avantage appréciable pour les mafias, qui, sous couvert d’entraide fraternelle, ont, de l’aveu même de nombreux dignitaires, prospéré dans le secret des loges, d’interdire toute mention de l’appartenance maçonnique des chevaliers d’industrie et autres escrocs en peau de cochon dont les méfaits jalonnent un demi-siècle de ripoublique maçonnico-gaullienne.

Des scandales immobiliers de l’ère gaullo-pompidolienne (La Villette, affaire Rives Henri, etc.) au récent drame du sang contaminé du maçon Garetta. Du détroussement de l’ARC par le maçon Croze-Marie au pillage d’Elf par le maçon Sirven. Des pots-de-vin du maçon Mouillot, maire de Cannes, à la mise en coupe réglée des HLM des Hauts-de-Seine par leur directeur, le maçon Schuller, créature de Pasqua. Du siphonage des finances d’Angoulême par son maire, le maçon Boucheron, à la mise en coupe réglée des instances consulaires par les magistrats maçons, etc.

On n’en finirait plus de lire les rôles des tribunaux devant lesquels, assurés de toute l’indulgence de leurs frères Chats fourrés, se succèdent les adeptes de la Tolérance du crime et de la Fraternité dans le vice.

- Un autre objectif de ce shoah-business maçonnique est de préparer le terrain à une action commune de lobbying des différentes obédiences en vue d’obtenir, à l’exemple des officines communautaires, une indemnisation pour (cf. le discours de Chirac) « les obédiences dissoutes, les locaux occupés, les temples dévastés, les archives détruites, les collections pillées » ainsi que (cf. le discours de Raffarin) « le millier de frères victimes de la déportation ».

On notera au passage le flou savant des termes récurrents tels que « beaucoup de francs-maçons » ou « victimes ».

Raffarin se garde bien de préciser si ce millier de victimes est une évaluation des francs-maçons déportés ou des frères morts dans les camps.

Il laisse en outre croire que ces déportations auraient sanctionné par une mort cruelle la simple appartenance maçonnique alors que ce ne fut jamais le cas.

Pour ne citer que quelques exemples, ce n’est évidemment pas parce qu’ils étaient francs-maçons que furent arrêtés par les Allemands des hommes comme Jean Moulin, Pierre Brossolette ou Marcel Cachin, chef communiste qui échangea sa libération contre un appel au rapprochement franco-allemand et à l’arrêt des attentats contre l’Occupant.

La couronne du martyre au-dessus du tablier en peau de cochon ?
Ce n’est d’ailleurs pas non plus parce qu’il était franc-maçon que l’empereur de la collaboration économique Josef Joanovici fut arrêté, fortune faite, mais c’est bien grâce à ses protections maçonniques qu’il échappa au peloton que l’époque réservait aux traîtres.

Autre truquage : Raffarin, usant d’un procédé d’intimidation désormais étayé par la loi joue grossièrement sur les chiffres en parlant du « millier de frères victimes de la déportation ».

Son "nègre" ne pouvait pourtant pas ignorer que, devant la Cour d’assises de la Seine, lors du procès du "Service des sociétés secrètes", le 25 novembre 1946, en pleine fureur épuratrice et en plein délire inflationniste, la franc-maçonnerie, qui revendiquait soixante mille affidés, ne put faire reconnaître en tout et pour tout que six mille maçons inquiétés (comme des millions de Français à l’époque), 989 déportés et 540 fusillés ou morts en déportation.

C’est la moitié du chiffre avancé par le premier ministre.

En pourcentage de la population considérée, c’est d’ailleurs ni plus ni moins que la moyenne nationale des morts "profanes" : 540 morts pour soixante mille francs-maçons revendiqués, c’est un peu moins de 1 %. Quatre cent vingt mille morts pour quarante millions de Français recensés, c’est juste plus que 1 %.

Le raffut lamentatoire des plus hautes autorités de l’Etat soixante ans après les faits n’est donc qu’une indécente imposture.

Et un impudent mensonge historique.

Contrairement à ce que prétendent les politiciens asservis aux loges, les lois antimaçonniques n’ont pas duré d’août 1940 à la Libération ; elles n’ont été réellement en vigueur que pendant l’absence de Pierre Laval, c’est-à-dire quinze mois.

La "loi portant interdiction des associations secrètes et obligeant les fonctionnaires et agents de l’Etat à souscrire une déclaration à ce sujet" est datée du 13 août 1940, certes, mais Pierre Laval traîna tant les pieds que la première action officielle n’intervint que deux mois et demi plus tard, le 28 octobre, avec la confiscation de l’orphelinat maçonnique confié à la gestion de l’administration.

Et ce n’est que le 12 novembre que Bernard Faÿe fut chargé d’inventorier les archives maçonniques (et non pas de les "détruire" ; la meilleure preuve en est qu’une loi votée le 17 septembre 1941 en imposa la conservation, si bien qu’aujourd’hui encore on peut les consulter soit dans l’édition de la Librairie Française soit dans celle du Dragon à Monte-Carlo).

En décembre 1940, Laval est arrêté et, le 25 avril 1941, est décidée la mise sous séquestre des biens meubles et immeubles des associations maçonniques.

Enfin, au mois de mai 1941, un an après l’installation à la tête de l’Etat du maréchal Pétain par une large majorité de la représentation nationale, le "Service des sociétés secrètes" est constitué sous la direction du capitaine de frégate Labat.

Ce service compte cinq sections (police, renseignement, archives, contrôle des déclarations de fonctionnaires et diffusion) mais un désordre bien gaulois le prive de toute efficacité en raison de la concurrence qui oppose les différents organismes antimaçonniques. Celui de Bernard Faÿe, celui de l’ancien maçon Marques-Rivière, celui du commissaire Moerschel, celui d’Henry Coston et enfin celui, purement allemand, du Doktor Pfannenstiel.

En outre, dès avril 1942, Pierre Laval est de nouveau imposé par les Allemands comme vice-président du Conseil.

En vieux politicien, il a gardé d’innombrables attaches avec les Fils de la Veuve et s’empresse de priver le service des sociétés secrètes de tout moyen : « J’avais toujours considéré, écrira-t-il, l’action antimaçonnique comme une manifestation de l’esprit réactionnaire et anticlérical [...]. Je ne cachai pas [au Maréchal] qu’il y avait des francs-maçons dont la vie publique pouvait être donnée en exemple. »

En foi de quoi, Laval révoque Labat, liquide en fait les services de la commission des activités secrètes et supprime la police antimaçonnique. Il le fait avec la pleine approbation du secrétaire général de la police de Vichy, René Bousquet, qui vient de faire arrêter un de ses propres fonctionnaires pour avoir poussé le zèle jusqu’à le filer...

Pierre Laval protégeait les fonctionnaires francs-maçons !
Puis Laval nomme à la tête de la "commission" un président de section au Conseil d’Etat, Maurice Reclus. C’est ce haut fonctionnaire qui, à la Libération, rapportera à la commission Hoover les consignes reçues de Laval : « Faites régner dans la commission un esprit systématiquement libéral en accordant toutes les dérogations possibles, en essayant de faire rentrer en masse les maçons éliminés dans l’administration, la magistrature, l’armée, l’université. Dans ce sens-là, allez fort ! Aussi fort que vous voudrez. Je vous couvre entièrement par des instructions formelles ! »

A l’inverse, dans le même temps, plusieurs francs-maçons de tous grades, les plus haineusement anticatholiques, se rapprochèrent de Marcel Déat, ministre de Laval, farouchement opposé, lui aussi, à la législation antimaçonnique mais pour d’autres raisons que le président du Conseil qu’il détestait.

Ce fut le cas du Grand Commandeur du Suprême Conseil Charles Riandey, par exemple, qui plaida avoir « combattu, avec beaucoup d’autres, au prix de pénibles épreuves, l’envahissement de la maçonnerie par les juifs ». Ce fut le cas, aussi, de Charles Hernu, alors jeune délégué à la propagande ouvrière de Vichy.

Déat n’était mû dans cette affaire par aucune solidarité corporatiste, aucune connivence parlementaire. Ce qu’il voyait, lui, en bon militant socialiste laïc et anticlérical (il avait donné, avant-guerre, des conférences dans des tenues blanches), c’est que le sabotage des mesures antimaçonniques était indispensable à son grand projet.

L’auteur du fameux Mourir pour Dantzig ? briguait en effet le fauteuil de Laval. Pour y parvenir, il n’avait pas hésité à prendre ostensiblement la défense de la maçonnerie et à dénoncer dans de nombreux éditos de son journal, L’Œuvre, « l’imbécile nocivité » de la répression des francs-maçons.

Il escomptait ainsi obtenir leur aide, après réintégration dans l’administration de Vichy, pour constituer un groupe de pression assez fort contre les puissants réseaux catholiques qui, au grand dam de l’Occupant, prospéraient dans l’entourage du Maréchal.

La manoeuvre échoua, faute de temps.

Treize ans plus tard, le 5 janvier 1955, réfugié à Rome, abrité par des prêtres de la haine des épurateurs et de la vindicte de ses anciens amis francs-maçons, Déat rendait l’âme, réconcilié avec l’Eglise et muni de ses derniers sacrements...

Une fois de plus, une rapide révision d’histoire suffit à ridiculiser les fables à l’usage des télé-abrutis par lesquelles les politiciens prédateurs espèrent nous convaincre de casquer encore et encore pour les prétendues victimes des Heures-les-plus-sombres.

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ki ké la 01/06/2007 20:39

héhéhé ki ké la et ki t'écris ? hahaha ki ké là ? hein ? Ki