LA PHILOSOPHIE DU CHAOS
Le paradoxe d'une société libre-échangiste est que son principe de liberté d'entreprendre s'effrite à mesure qu'il pousse chaque exploitant à phagocyter ses concurrents en les privant de cette liberté dont chacun se prévaut. Car s'il veut se protéger, le marchand doit se développer afin de parer toute convoitise d'absorbtion (OPA, par exemple). Certains n'hésitant pas à créer de véritables monopoles...rassurants pour un certains temps !

C'est pourquoi plans sociaux et guerres dites préventives ont ceci de commun qu'ils démontrent l'avènement d'une collectivité qui ne connaît aucun précédent sur le plan de la brutalité. Tout cela dérivant évidemment du déterminisme de chacun et de l'absurde système économique qu'il engendre ; couplé, qui plus est, à cette science dévoyée pour plus d'efficacité dans la barbarie annoncée. Le peu d'intérêt porté en effet à la recherche fondamentale étant inversement proportionnel à celui que l'on voue pour celui des nouvelles technologies. Celles-ci développées pour l'accroissement de nouveaux profits promis par le conditionnement mais aussi, et surtout, le contrôle des masses. Science sans conscience n'est que ruine de l'âme, n'est-il pas !


Digression ainsi faite, on comprenda que pour la multinationale, la quête de nouveaux marchés s'apparente à celle de la clique qui nous "gouvernent" en terme de nouveaux territoires. Stratégie oeuvrant aux mêmes fins : la globalisation. De façon subtile : UE, ALENA, ASEAN, MERCOSUR, UOIA. Mais aussi brutale : déstabilisation du Moyen-Orient et autres zones de conflits fomentées hier et aujourd'hui de part le monde .
Cependant cette libéralisation est évidemment amenée à s'effondrer sur elle-même car l'entité monopolistique créée empêchera toute régulation et ne manquera pas de s'aliéner nombre de consommateurs. En globalisant le concept, on peut s'attendre à une forte déflation. Et c'est précisément là qu'intervient le conflit global permettant au capitalisme de recréer des marchés à l'issue du désastre provoqué. S'il le faut d'ailleurs, on palliera cette déflation en exportant le conflit global qu'on ne peut faire admettre à sa propre nation. Le système-marchand fondant ainsi sa théorie sur le chaos. C'est une sorte d'idéologie de la table rase qui se régénère selon la perpétuation de cycles dont les principes diaboliques sont destructeurs pour chacun puisque ne dérivant que de consciences ignorant autrui comme réflexion d'elles-mêmes.
Cette conception étriquée du vivant se crée ainsi ses propres limites. Mais il est à redouter sa vérification pour les siècles, voire millénaires à venir. Un abrutissement à échelle presque géologique. Je dis presque car un tel aveuglement ne pourra permettre trop longtemps la survie de l'espèce vu les conséquences liées à ces théories désuètes.

