PRIVATISATION DE LA REPRESENTATION PUBLIQUE
La politique n'est pour le marchand qu'un moyen pour lui de servir ses affaires. La noblesse de ce concept ne peut à ses yeux qu'être simplement référencée dans nos manuels scolaires !

Cependant il ne faut pas non plus se leurrer, "les politiques" ont de plus en plus tendance à se confondre avec les marchands. Nos assemblées, dites représentatives, ne finiront plus que représenter la société marchande, pareillement à une chambre consulaire ! Tous influençés, pour ne pas dire corrompus, par les groupes de pressions -ces fameux lobbies. Une telle collusion n'est pas sans danger pour nos "libertés" qui, déjà bien écornées, pâtiront du monopole de certains qui réussiront au mieux à nous imposer la valeur de ce qu'ils commercialisent, au pire à obtenir notre fidélité par le truchement de nos "intérêts" qui auront été subtilement croisés.
C'est en cela que nos "représentants" sont en passe de vendre leur âme aux marchands du Temple. Du moins tous ces derniers représentants non encore mûtés totalement en marchands, les autres ayant simplement pris une certaine avance (!). Précurseurs d'une certaine privatisation de la représentation publique.
S'attaquant ainsi aux arcanes même de l'Etat (ce qu'il en reste), on peut affirmer que le système marchand atteint ici son point ultime de perversion de la liberté d'entreprendre dont il se veut porteur. Ce bastion dompté, conquis permettra (définitivement ) en effet l'imposition de produits en direction de citoyens-consommateurs dont le libre-arbitre s'apparentra véritablement à du conditionnement.
L'électeur trahi déléguant ainsi son pouvoir à des politiques favorisant l'intrusion d'intérêts privés à qui l'on concède tout ce qui participe de leur accroissement.
"Le Fascisme devrait plutôt être appelé Corporatisme, puisqu'il s'agit en fait de l'intégration des pouvoirs de l'état et des pouvoirs du marché." Benito Mussolini (1883-1945), Dirigeant Fasciste de l'italie de 1922 à 1943
Quand on sait qu'il est déjà délicat d'accepter de déléguer notre pouvoir via l'élection d'individus sensés nous représenter, l'abjuration même des principes pour lesquels ils ont été choisis devrait à tout le moins susciter une vague d'indignations à la mesure des attentes plaçées en eux. Devrait effectivemment...
Mais cela concerne les citoyens-consommateurs, pour ma part il y a longtemps que je me suis détaché de leurs attentes.
Mais il y a rien d'illogique dans le fait que l'ultra capitalisme accentuât comme jamais son emprise sur ces sociétés des nations à économie mixte qui devront, pour le coup, être totalement anonymes. Ainsi la possibilité pour leur peuple à disposer de lui-même s'effaçera au profit de logiques de rentabilisation optimales du potentiel exploitable de chaque individu. Sauf que l'on comprendra aisément qu'une collectivité axant son développement uniquement sur la base d'une obsessionnelle concurrence vise inconsciemment à se détruire à travers de probables conflits d'intérêts dégénérant en de non moins probables conflits globaux.



José-Manuel Barroso, Ernest-Antoine Sellière et Laurence Parisot. De biens beaux petits soldats éclairés...
