PIEDS ET POINGS LIES !
Ainsi en est-il de l'aboutissement du fascisme de la culture commerciale qui s'empare de la représentaion publique après s'y être sournoisement immiscé. Travail de sape ô combien bénéfique au regard des juteux profits promis.
Aujourd'hui les plus malins sont donc ces killers qui, pour échapper rapidement à la dépendance du marché en adoptent comme personnes les cruels principes. Cela de façon à amasser le plus vite possible un confortable capital. Assurant ainsi leurs arrières jusqu'à trépas. Peu leur importe la source de leurs profits et les conséquences en bout de chaîne. Voilà, on en est là aujourd'hui. C'est la caricature même de l'offre et de la demande du système économique basé sur l'échange...de l'homme marchandisé.
C'est parce qu'il est aveuglé par la perspective de profits immédiats que le marchand (ou plus largement l'individu déterminé) participe de cette destruction du vivant. Plus globalement, cette destruction va être bien plus rapide qu'un pessimiste même pourraît se l'imaginer ! Prophétie aisée et au-delà de toute prétention, et surtout sans fascination morbide pour l'erreur de mes contemporains. Car mon atonie face à ses prévisibles schémas répétés n'est en rien comparable aux afflictions compassées de ces individus surinformés qui, pactisant avec leur mauvaise conscience (quand ils en ont une !), s'en retournent à leurs acivités quotidiennes, celles-là mêmes qui, bien souvent, participent de cette destruction du vivant, du liant. Victimes et acteurs d'une convivialité falsifiée : le libre-échangisme carnassier.
Sont-ils vraiment responsables ? Leur laisserait-on le choix de décider pour eux-mêmes qu'ils en auraient pas les moyens...L'information qu'on leur distille est si épurée, et autant falsifiée que cette convivialité qu'elle ne doit pas dénoncer. Et pour cause ! Les divertissements peuvent ainsi pulluler. Divertir pour faire diversion !..

Ainsi l'individu sinon lobotomisé, du moins découragé, se doit de vacquer à ses responsabilités (obligations) quotidiennes de citoyen : consommer, produire, consommer, mourir.

CONTRAINT DE CONSOMMER
A cet effet, les droits qui lui sont conférés ne sont qu'un prétexte pour le maintien de cet idéal démocratique qui ne sera jamais que chimère. Le citoyen, dans son ensemble, n'en a certes pas conscience puisque on lui fait croire, à travers son comportement consumériste, qu'il est membre à part entière de l'économie de marché et qu'il y est perçu ainsi comme agissant en bon citoyen pour le bien de la communauté. On lui reconnaît un droit à la consommation pour mieux masquer celui du devoir. Chacun acceptant cette compromission puisque la vérité reconnue par tous est que la démocratie se doit d'étre une collectivité de "libres" consommateurs.On assiste donc à l'encouragement de l'individualisme à l'ère des masses où l'on implique la consommateur potentiel en le conditionnant.
Ainsi la multinationale et surtout l'aspect fascisant de la culture commerciale n'y sont certainement pas étrangers.La pseudo-culture véhiculée fait croire à tous, en simulant un intérêt porté à chacun, que le concept de créativité, de choix nous reste dévolu ; de sorte que pour n'importe quelle idée suggérée, l'individu doit penser que personne n'y aurait pensé à sa place. Peu de personnes saisissent qu'ils sont ainsi orientées, conditionnées, prévisibles donc manipulables à souhait. On tend ainsi à généraliser, objectiver la créativité de chacun à tel point que la masse "créatrice" se substitue à l'individu créateur. S'il le faut, on ira même nous corrompre en exacerbant nos plus vils instincts.
Ainsi en est-il du ressentiement induisant la cupidité et/ou le désir de représentation. Sentiments se retrouvant aussi bien chez le marchand que le consommateur. De sorte que la place pour la critique du "système" y est sinon marginale, du moins perçue comme une pathologie frisant la paranoïa ! Rassurons-nous, à cet effet une batterie de psy sera là pour nous faire accepter notre propre défection au bénéfice du groupe de consommateurs lobotomisés ! (uniquement ce genre de groupe)


Ci-dessous un document en 2 parties : Essai politique et historique, ce film examine quels sont les moteurs de l'histoire et quel rôle joue le progrès des connaissances dans l'évolution des luttes auxquelles doit se confronter le vivant. Il traite du rôle des physiciens, de leurs intentions dans une entreprise commune : développer des connaissances qui transformaient les modalités des luttes pour la domination.
13mn 40

Mais ils feraient mieux de réinvestir avant que leurs titres ne prennent à peine la valeur du papier ! Car c'est en effet la déflation qui nous pend au nez...
La déflation n'étant que cette soif de profit irréfléchie de l'actionnaire au détriment de l'appareil de production qu'il faut entretenir. C'est sa poule aux oeufs d'or qu'il va tuer. Cette poule aux oeufs d'or dont nous faisons partie nous autres, en travaillant indirectement au quotidien pour cette finance.
Déflation=part de la masse salariale vue toujours à la baisse dans la valeur ajoutée. Résultat : perte du pouvoir d'achat. C'est balot car c'est justement grâce à cette carotte que le travailleur-consommateur participait de l'enrichissement de cette finance carnassière. C'est donc le poissson qui se mort la queue...Cette soif de profit sans limite fait suite à la fin de cet équilibre voulu par les tenants de l'économie mondiale à l'époque de "l'affrontement" idéologique communisme/capitalisme. De là cette carotte lâchée aux travailleurs occidentaux pour juguler tout envie de réforme du système en place.
L'équilibre ayant été rompu avec préméditation par l'élite mondiale aux manettes (Illuminati), on comprend dès lors mieux l'appétit de ces actionnaires qui aujourd'hui se gavent de façon irraisonnée pendant qu'il en est encore temps...avant que le concept ne se retourne contre eux. Certains ont en ont en effet conscience mais se disent : "après moi le déluge !"
C'est ainsi que l'option du court terme s'est accentuée, quand le monde à besoin de décider de sa durabilité.
La preuve: alors qu'une action est detenue 19 mois en 1990, elle ne l'est plus que pour 6 mois en 2000. C'était il y a 6 ans...imaginez aujourd'hui.
Et où est la résistance ? Difficile à mettre en place lorsque l'on connaît ce conditionnement avec lequel les tenants savent tenir les masses en respect.
Cette situation me fait d'ailleurs penser à cette métaphore faite par cet auteur dont j'ai oublié le nom et qui disait ceci :
"Lors du naufrage du Titanic, les premiers canots partent presque vides. Les sauveteurs ont toutes les difficultés à les remplir. C'est que la sécurité est représentée par le bâteau, réputé insubmersible, et non les canots. Puis tout bascule (c'est le cas de le dire !) et c'est la ruée. Mais qui pouvait prévoir le seuil, le moment où tout bascule ?
Ainsi la certitude permet de choisir de s'organiser, non l'incertitude.
Le pouvoir organise donc l'incertitude. L'individu (dont l'actionnaire et le travailleur-consommateur) doit être inquiet sur le sort qui l'attend, décidé globalement par le marché et localement par son chef. L'anxiété perpetuelle engendrant cette forme d'autocensure qui interdit à chacun de prendre ce recul nécessaire face au côté absurde de la spéculation aveugle, suicidaire.
Les plus criminels sont ces dirigeants mondiaux qui pratiquent cette politique de la terre brûlée (au sens propre comme au figuré d'ailleurs !). Car bien que conscients qu'ils mènent le peuple vers une impasse, c'est cyniquement qu'ils chercheront à capitaliser ce qui peut encore l'être à leur profit.
Au diable l'harmonie collective ! Pour eux le peuple étant ignard par nature. Ils ne cherchent donc pas à l'instruire, le rendre plus éclairé mais, bien au contraire, ils font en sorte qu'il croît en leur prophétie via un système éducatif et mode de pensée biaisés.